Formats de cigare et calibres

Deux nombres décrivent n’importe quel cigare : sa longueur et son épaisseur. Tout le reste en découle.

La longueur se donne en pouces ou en centimètres. Le calibre, lui, est le diamètre, mesuré en soixante-quatrièmes de pouce — un calibre de 50 signifie donc cinquante soixante-quatrièmes, soit un peu moins de 20 mm. La convention est ancienne et peu commode, mais elle est universelle : une fois qu’on sait que 50 correspond au milieu de gamme actuel, on situe n’importe quel cigare au seul vu du chiffre.

L’épaisseur compte davantage que la longueur. Un cigare plus large contient plus de tripe par rapport à sa cape : le cœur de l’assemblage s’exprime et la fumée arrive plus fraîche. Un cigare étroit est dominé par sa cape et brûle plus chaud, plus vite. C’est pourquoi le même tabac a réellement un goût différent roulé en lancero ou en gordo — ce n’est pas une légende d’amateur.

La longueur, elle, détermine surtout le temps que vous allez y passer. En gros, comptez quatre à cinq minutes par centimètre pour un cigare d’épaisseur moyenne. Les estimations affichées sur nos fiches sont calculées ainsi, d’après les dimensions propres à chaque cigare.

Les formats que nous tenons

Les neuf, à la même échelle, du plus long au plus court.

  • Lancero

    192 × 15.1 mm

    Long et très fin, et le format que la plupart des rouleurs considèrent comme le plus difficile à réussir. Souvent terminé par une queue-de-cochon torsadée plutôt que par une tête coupée.

    60–80 min environ · 25 en stock

  • Churchill

    178 × 18.7 mm

    Un long cigare d'épaisseur moyenne, nommé d'après Winston Churchill, qui en fumait. Comptez une heure et demie, ce qui en fait un format d'après-dîner plutôt que d'après-midi.

    75–100 min environ · 36 en stock

  • Piramide

    156 mm

    Un cigare à tête effilée plutôt que droite. Ce fuselage est plus difficile à rouler correctement, ce qui explique que les figurados soient généralement confiés aux torcedores les plus expérimentés.

    60–75 min environ · 33 en stock

  • Gordo

    152 × 23.8 mm

    Le format le plus épais de la cave, et une invention du Nouveau Monde plutôt que cubaine. Les cigares très larges contiennent beaucoup de tripe, ce qui permet au maître d'assemblage d'utiliser davantage de variétés de feuilles dans un même cigare.

    80–110 min environ · 51 en stock

  • Toro

    150 × 20.6 mm

    L'épaisseur d'un robusto avec plus de longueur, ce qui achète une vingtaine de minutes supplémentaires. Ce temps est précisément l'intérêt : un assemblage qui évolue en brûlant a la place de le faire.

    60–75 min environ · 68 en stock

  • Corona

    142 × 16.7 mm

    Le format de référence traditionnel, celui auquel les autres se comparaient historiquement. Plus fin qu'un robusto et un peu plus long, pour environ trois quarts d'heure.

    40–55 min environ · 28 en stock

  • Robusto

    124 × 19.8 mm

    Le cigare moderne par défaut, et le format le plus courant dans presque toutes les boutiques. Assez épais pour montrer ce que fait un assemblage, assez court pour se terminer en moins d'une heure. Si vous ne savez pas par où commencer, commencez ici.

    45–60 min environ · 185 en stock

  • Petit Corona

    110 × 15.9 mm

    Un cigare court et fin, d'une demi-heure environ. À privilégier quand vous avez réellement une demi-heure, plutôt que d'en allumer un plus grand pour l'abandonner en route.

    25–40 min environ · 44 en stock

  • Cigarillo

    100 × 9.9 mm

    Le plus court de la cave, terminé en dix à vingt minutes. Le format vers lequel on se tourne quand l'occasion est brève plutôt que cérémonieuse.

    10–20 min environ · 15 en stock

Lequel choisir

Si vous n’avez pas encore acheté beaucoup de cigares, le robusto est le point de départ raisonnable, et s’il est le format le plus répandu ce n’est pas un hasard : assez de volume pour montrer ce que fait un assemblage, en trois quarts d’heure environ. Si vous avez vingt minutes, regardez plutôt du côté du petit corona que de couper court à quelque chose de plus grand — un cigare posé à mi-parcours puis rallumé donne une moins bonne expérience qu’un petit terminé.

Pour une longue soirée, un churchill ou un toro laisse à l’assemblage la place d’évoluer en brûlant, ce qui est une grande part de l’intérêt.